Séance plénière sur la problématique des encombrements à l’épreuve de la responsabilité citoyenne: Allocution de bienvenue de la Présidente du CESE

Projet d’allocution de Mme Aminata Toure Présidente du CESE à la séance d’audition du MULHP

Monsieur le Ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique,
Honorables Conseillers,
Madame la Directrice des Relations avec les Institutions,
Messieurs les intervenants invités de l’UNACOIS, des élus locaux et de l’Association des marchands ambulants,
Mesdames, Messieurs les experts,
Mesdames, Messieurs, en vos rangs et titres,
La séance de ce jour est consacrée à la réflexion sur le civisme, la problématique de l’encombrement des voies et espaces publics au Sénégal, réflexion partagée avec le Gouvernement, représenté par Monsieur le Ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, que je tiens à saluer et à remercier au nom du Conseil, pour sa présence parmi nous. Les mêmes mots sont également prononcés à l’endroit de Monsieur le Ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions, aujourd’hui retenu par la session budgétaire et représenté par Madame la Directrice des Relations avec les Institutions.
Mesdames, Messieurs ;
Depuis la révolution industrielle et le relèvement subséquent de la condition matérielle humaine, les tendances de présence démographique vont dans le sens d’un accroissement de l’urbanisation. A cet égard, d’après les projections de ONU-Habitat, agence des Nations unies en charge des questions urbaines et problématiques connexes, six personnes sur dix dans le monde résideront dans les zones urbaines d’ici 2030, ce qui en fait un phénomène majeur.
Ainsi, les grandes villes deviennent de plus en plus des mégalopoles à forte densité de population, en mêmes temps qu’elles s’affirment comme les principaux centres économiques des Etats. Le Sénégal n’échappe pas à cette dynamique universelle. Pour exemple, Dakar, notre capitale est passée de 2. 851. 530 habitants en 2006 à 3. 329. 629 habitants en 2016, pour atteindre aujourd’hui 3. 700. 000 habitants, avec une projection pour 2025 de 5. 020. 021 habitants. Abritant l’essentiel des activités administratives, politiques, économiques et culturelles, Dakar accueille plus de 24% de la population du pays, plus de 50% de la population urbaine et 70% du parc automobile immatriculé sur une superficie qui équivaut seulement à 0,3% du territoire national. Avec de tels chiffres, l’on peut imaginer les défis en termes d’aménagement et d’organisation à relever afin que la cité puisse offrir les conditions favorables aux fonctions essentielles d’une ville, à savoir y travailler et y vivre de façon convenable.
Mesdames, Messieurs,
Dans cette quête d’un environnement favorable au développement humain, il est de la responsabilité des pouvoirs publics de réaliser les infrastructures nécessaires à l’aménagement et à l’équipement urbain, comme il appartient aux citoyens de s’inscrire dans le respect et la sauvegarde de leur cadre de vie, ce qui nous mène au centre de notre thème.
Dans le premier ordre, Monsieur le Président de la République Macky SALL a engagé la réalisation d’infrastructures de grande importance destinées à rendre à Dakar sa mobilité et son attractivité, je veux citer par là, le TER, le BRT, les autoponts de la VDN et sur la route de l’aéroport, sans oublier la reconstruction achevée du pont Sénégal 92.
En complément à ce volontarisme de l’Etat, les populations et les élus locaux doivent nécessairement se conformer aux exigences d’une occupation responsable du sol et dans ce cadre, beaucoup d’efforts restent à faire. En effet, Dakar, à bien des égards, présente une face qui ne cadre pas avec sa place d’une des premières métropoles de l’ouest africain. Nous y trouvons de plus en plus des voies de circulation envahies par des activités de toutes sortes, des marchés spontanés érigés sur des endroits non dédiés, des garages de réparation de véhicule dans tous les espaces libres, bref des situations localisées de congestion et d’encombrement inacceptables et sans précédent dans notre histoire récente.
Ce tableau peu reluisant, nous interpelle tous ; c’est pourquoi le CESE a jugé opportun de participer à la réflexion active afin de juguler ce phénomène préjudiciable au bien-être des habitants et à l’économie nationale.
Monsieur le Ministre Abdou Karim FOFANA, nous notons depuis votre arrivée au Département de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, un surcroit de mobilisation de la Puissance publique afin d’amener les compatriotes concernés à changer de paradigme et à se soumettre à la réglementation d’occupation des espaces publics. Ce chantier requiert certainement une pédagogie de la concertation et de la sensibilisation mais également de la rigueur et de la fermeté.
Sur ce, je vous donne la parole, pour la présentation de vos actions phares entrant dans le cadre d’une meilleure gestion spatiale de nos villes et agglomérations.

Monsieur le Ministre, vous avez la parole.

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